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Le Doum ou l’alfa à la grande époque du crin végétal à Ain Défali et plus exactement à Jennaoua.

L’espèce de palmiers la plus ancienne dans la région d’Ain Défali, endémique, c’est le Doum. Les habitants de notre région allaient dans les alentours de Yaccor, de Laâmirat pour en cueillir les dattes (fruit, charnu, sucré et farineux, est comestible). Une petite graine, ni douce ni agréable au goût, dont l’albumen fournit un ivoire végétal, le corozo d’Abyssinie…Mais c’est un arbre très utile. On utilise ses feuilles ( lanières et fibres) pour faire des corbeilles et des nattes, des balais, des moules à fromages, etc...Les fruits sont utilisés en pharmacie. On utilisait le crin végétal tiré du Doum pour la fabrication de textile, le remplissage des matelas et des sièges de voitures et de nitrocellulose.

Les années d’avant 1950, c’était l’époque où les fauteuils étaient rembourrés par les poils arrachés à la crinière et à la queue de cheval et les matelas par de la laine, ce qui les rendait fort onéreux. La toute nouvelle industrie automobile commençait à se développer, et le rembourrage des sièges de voitures était à prévoir. Une usine de crin végétal était installée sur la route d’Ouezzane, à Jennaoua, près de la ferme de Lambert, à 10 kilomètres d’Ain Défali.

Des petits fagots d’environ 15 cm de diamètre, palmes toutes rangées dans le même sens, joints deux par deux, étaient ensuite assemblés en ballots bien solides, réguliers, et d’un poids facilement transportable. 20 à 30 kg. Ces ballots étaient ensuite livrés chaque jour, à dos d’ânes. Afin de permettre aux douars éloignés (Kranes, Laamirate, Jennaoua, Lafssahiyène, Kraoucha, etc…) de l’usine d’avoir un certain revenu, une bascule était mise à leur disposition sous la responsabilité d’une personne résidente qui pesait et payait les achats de palmiers, acheminés ensuite à l’usine par camion. Ces ramassage et livraisons de palmier permettaient à des centaines de familles de percevoir un revenu non négligeable.

Les ballots arrivés à destination étaient entreposés dans un hangar à l’entrée de l’usine, avant de subir les différentes manipulations qui allaient aboutir au crin, à la ficelle et à la corde.

Mais pour cela, il fallait d’abord passer les palmes à la machine à effilochage : Cette machine était constituée d’une table de 50 cm de large, sur 6m de long et sur laquelle étaient fixées 5 grandes pinces pivotant sur un axe, permettant à 5 hommes de travailler. Cette table faisait partie intégrante sur toute sa longueur d’un coffre fermé dans lequel un arbre en acier, monté sur roulement à billes tournant à plus de 1000 tours par minute, entraînait 5 tambours , hérissés d’alênes extrêmement pointues et affûtées. C’était un véritable travail de spécialiste, qui nécessitait la plus grande vigilance, car à la moindre distraction, c’était l’accident grave. Cette machine, avec ses 5 employés, produisait environ une tonne de fibre par jour.
Derrière l’effilocheuse, se trouvait une machine moins volumineuse, la cardeuse qui était alimentée par les rejets de l’effilocheuse. La fonction de cette cardeuse était d’aérer les fibres et de finir de les nettoyer de ses éventuels déchets.
Les femmes étendaient ensuite cette filasse sur une aire, la secouaient, pour l’aérer et la sécher avant de la rentrer dans l’atelier de filature.

Par mesure de sécurité, cet atelier était séparé de la fabrication de la fibre afin d’éviter tout risque d’incendie, car la filasse était très sèche. C’était un hangar de 20m de large sur 60 m de long, avec des fileuses où des poulies s’enchevêtraient dans un savant jeu technique et d’où sortaient, après diverses manipulations, des cordes que l’on mettait en balles de 50 Kg pour être livrées à la Coopérative de Kénitra qui se chargeait de la commercialisation et de l’exportation.