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mardi 19 septembre 2017

Cinq dates-clés de la crise des Rohingyas



 


 Les dates-clés de la crise humanitaire des Rohingyas, dont plus de 410.000 ont trouvé refuge au Bangladesh pour fuir les violences dans l'ouest de la Birmanie bouddhiste, qui a amené Aung San Suu Kyi à prononcer mardi un discours solennel sur le dossier.

  • 25 août: attaques de la rébellion rohingya
Le 25 août, au petit matin, des partisans de la jeune rébellion rohingya, l'Armée du Salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), lancent une trentaine d'attaques contre des postes de police dans l'Etat Rakhine. Au moins douze policiers sont tués.
La réponse de l'armée birmane est immédiate. Des villages rohingyas sont ciblés par des raids présentés comme des opérations antiterroristes. Mais des témoins ont fait état de tirs d'obus et de mitrailleuses sur des civils fuyant vers le Bangladesh.
 L'armée dit avoir tué 400 rebelles. Ses détracteurs soutiennent que la majorité des victimes sont des civils. L'ONU a fait état d'un bilan d'au moins 1.000 tués.
  • 5 septembre: marée de réfugiés au Bangladesh
Onze jours après les attaques, plus de 120.000 réfugiés rohingyas ont passé la frontière du Bangladesh, pris de court par cet afflux. Au moins 300.000 Rohingyas se trouvaient déjà dans ce pays, l'un des plus pauvres de la planète, legs des vagues de violences précédentes.
Après avoir pour certains marché plus d'une semaine à travers collines et forêts, sous la pluie et dans la boue, les nouveaux arrivants découvrent des camps de réfugiés déjà surpeuplés.
Selon les autorités birmanes, 10.000 hindous et bouddhistes avaient également été déplacés à cette date en Birmanie à cause des combats. Un chiffre monté par la suite monté à 30.000.
  • 6 septembre: Suu Kyi dénonce un "iceberg de désinformation"
Dans son premier commentaire officiel sur la crise au Rakhine, la dirigeante birmane avait dénoncé un "iceberg de désinformation" qui ne reflète pas selon elle la réalité du terrain.
La prix Nobel de la paix est sous le feu des critiques à l'international pour sa position ambiguë sur le sort des Rohingyas, vus par la société birmane comme des étrangers posant une menace à l'identité nationale.
L'ex-dissidente, arrivée au pouvoir en avril 2016 après des élections historiques, doit maintenir un fragile équilibre avec la très influente armée, toute puissante dans la zone de conflit et qui a régné sans partage sur la Birmanie pendant près d'un demi-siècle.
  • 11 septembre: l'ONU dénonce une "épuration ethnique"
L'ONU hausse le ton contre l'armée birmane et les milices bouddhistes en qualifiant les exactions contre les Rohingyas d'"exemple classique d'épuration ethnique". La communauté internationale, des États-Unis à l'Union européenne en passant par le Conseil de sécurité de l'ONU, fait pression sur Naypyidaw pour que cessent les violences.
Dans un rapport, Amnesty International dénonce une "politique de la terre brûlée" visant la minorité musulmane. Se basant sur des images satellites, l'ONG estime que les attaques ont un "caractère planifié, délibéré et systématique". Les observateurs et médias internationaux n'ont pas accès à l'Etat Rakhine, verrouillé par les forces de sécurité.
  • 16 septembre: 400.000 réfugiés rohingyas au Bangladesh
Jour après jour, la situation se dégrade au Bangladesh. Le 16 septembre, la barre des 400.000 réfugiés rohingyas est franchie, ce qui en fait l'une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie.
En trois semaines, le sud du pays, frontalier de la Birmanie, s'est transformé en un des plus grands camps de réfugiés du monde et les autorités locales et les ONG peinent à venir en aide aux nouveaux venus.
La communauté internationale doit se préparer au "scénario du pire", a prévenu responsable onusien, à savoir le déplacement de tous les Rohingyas vers le Bangladesh. Cette minorité musulmane est estimée à environ 1 million en Birmanie, dont près de 800.000 dans la partie nord de l'État Rakhine, épicentre des troubles.


Les animaux au pelage somptueux

Peu importe quel genre de cheveux vous avez et leur couleur, vous trouvez toujours le meilleur moyen de les coiffer pour qu’ils vous aillent le mieux. C’est exactement ce que font ces animaux. Leurs poils les rend uniques. Certains animaux n’ont pas la chance d’avoir de poils dès la naissance, mais ceux présent sur les photos ci-dessous ont justement eu la chance d’en avoir plus que les autres…

Pour la plupart des animaux de cette liste, leurs longs poils ou fourrure ont poussé comme un moyen de faire face au froid. D’autres ont été élevés pour avoir les poils longs, tandis qu’une minorité d’entre eux ne sont même pas capables de survivre d’eux même dans la nature à cause de cela (comme le lapin Angora).

Une vache peluche

Animaux avec des poils insolites et rigolos


Cochon d’inde à poils longs

Animaux avec des poils insolites et rigolos

 

Chats Sibériens

Animaux avec des poils insolites et rigolos 


Animaux avec des poils insolites et rigolos 


Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Lapin angora

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Cheval Tinker

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Tortue de la Mary River (Elusor macrurus)

Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Highland (race bovine)

Animaux avec des poils insolites et rigolos 


Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Chenille velue

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Poule naine

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Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Samoyède

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Lévrier afghan

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Komondor dit « chien serpillière »

Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Perruche ondulée

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Chenille poilue (Apatelodes torrefacta)

Animaux avec des poils insolites et rigolos 

Poule soie

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Cochon poilu

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Mouton valais (Museau noir)

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Chat Norvégien

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Hamster poilu

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Pigeon frisé

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Chat de Pallas

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Chenille-chat (Megalopyge opercularis)

Animaux avec des poils insolites et rigolos

lundi 18 septembre 2017

Temps de conservation des aliments

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En fonction des aliments, leur durée de conservation dans le placard, le réfrigérateur ou le congélateur est différent.
Il arrive fréquemment qu'on se demande si un aliment est encore bon après un certain temps ou si on doit le jeter. Pour vous aider, ce tableau regroupe les temps de conservation des aliments les plus consommés

  
Produits laitiers
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Lait, crème, yaourt
 
3 à 5 jours (ouverts)
 
Camembert, brie
 
3 à 4 semaines
 
 
 
 
 
Fruits
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Fruits rouges
 
2 jours
1 an
Melons, rhubarbe
 
4 jours
 
Raisins, prunes
 
5 jours
 
Pêches, abricots
 
1 semaine
 
Jus
 
1 à 2 semaines (entamés)
 
Pommes
 
2 mois
 
 
 
 
 
Légumes
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Endives
 
3 jours
 
Haricots, champignons, brocoli
 
5 jours
 
Chou-fleur, choux de Bruxelles
 
6 jours
 
Poivrons, oignons verts, radis, navet, laitue, tomates, courgettes, concombre, poireau
 
1 semaine
 
Chou, céleri
 
2 semaines
 
Betteraves
 
3 semaines
 
Oignons
 
3 à 4 semaines
1 an
Carottes
 
3 mois
1 an
Potage, soupe
 
3 jours
2 mois
 
 
 
 
Viandes, volailles, poissons, œufs
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Œufs frais crus
 
3 semaines
4 mois
Jaunes et blancs frais
 
2-4 jours
4 mois
Œufs cuits dur
 
1 semaine
 
Agneau (côtelettes, rôtis)
 
3 à 5 jours
6 à 9 mois
Bœuf (biftecks, rôtis)
 
3 à 5 jours
6 à 12 mois
Jambon cuit (en tranches)
 
3 à 4 jours
1 an
Porc (côtelettes, rôtis)
 
3 à 4 jours
4 à 6 mois
Viande hachée, boulettes de viande
 
1 à 2 jours
2 à 3 mois
Viande cuite
 
3 à 4 jours
2 à 3 mois
Volaille
 
1 à 2 jours
6 mois
Bacon
 
7 jours
1 an
Viande fumée, charcuterie
 
5 à 6 jours
1 à 2 mois
Saucisses fraîches
 
1 à 2 jours
1 à 2 mois
Poisson et crevettes
 
1 à 2 jours
2 mois
 
 
 
 
Féculents et Céréales
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Céréales sèches
6 à 8 mois
 
 
Farine blanche
2 ans
 
 
Pâtes et riz
1 an
 
 
Légumineuses sèches
1 an
 
 
Pommes de terre
1 semaine
Plusieurs mois
 
 
 
 
 
Aliments divers
Placard
Réfrigérateur
Congélateur
Fines herbes séchées
1 an
 
 
Confiture
 
Quelques mois (entamés)
 
Miel pasteurisé
18 mois
 
 
Conserves
1 an
 
 
Ketchup, marinades
 
1 an (entamés)
 
Mayonnaise
 
2 mois (entamée)
 
Huile d’assaisonnement
1 an
 
 
Vinaigre
2 ans
 
 
Thé
1 an
 
 
Café moulu
1 semaine (entamé)
2 mois
 
Café instantané
1 an
 
 
Beurre
 
3 semaines (ouvert)
 

Qui sont les Rohingyas ?

 

En Birmanie, leur population est évaluée à un million, dont près de 800.000 dans la partie nord de l'État Rakhine, épicentre des troubles.
A la fin du 18e siècle, le royaume de l'Arakan, déclinant, est conquis par les Birmans puis par les Britanniques après la première guerre anglo-birmane (1824-1826). 

 


Ces derniers vont pousser des paysans de l'actuel Bangladesh à venir s'y installer. Ce qui vaut aux Rohingyas, musulmans sunnites parlant un dialecte proche du sud du Bangladesh, d'être considérés par la majorité des Birmans comme des immigrés illégaux du Bangladesh. Selon un recensement britannique datant de 1869, les musulmans représentaient alors 5% de la population de l'Arakan. Quelques années plus tard, en 1912, ce chiffre était passé à 30%.




Ces bouleversements démographiques ont fait naître des tensions. Elles se sont accrues avec la domination des Britanniques. Durant la Seconde guerre mondiale, le Royaume-Uni incite les musulmans à se battre contre les bouddhistes nationalistes birmans alliés aux Japonais. En 1942, au moment où les Britanniques quittent la région, des violences intercommunautaires éclatent. La Constitution de 1947 leur reconnaissait un statut légal et le droit de vote.
Mais l'instauration en 1962 de la dictature militaire tend un peu plus la situation pour les minorités ethniques, très nombreuses dans le pays et dont les droits sont niés par le pouvoir central. En 1978 puis en 1991-92, une campagne de répression de l'armée pousse quelque 250.000 Rohingyas à se réfugier au Bangladesh. Entre ces deux vagues, la loi birmane sur la nationalité de 1982 a laissé les Rohingyas apatrides: la nationalité birmane leur est retirée. En 2012, au cours d'une nouvelle vague de violences avec des bouddhistes extrémistes, 200 personnes sont tuées et 120.000 Rohingyas, chassés de chez eux. Depuis, des milliers d'entre eux ont choisi l'exil. 


 

Massacre présumé en Amazonie


 

La soif d’or et l’avidité auront-elles raison des peuples autochtones d’Amazonie ? 

Au Brésil, des chercheurs d’or auraient massacré dix indigènes dans une réserve protégée de la vallée de Javari connue pour abriter de nombreux Indiens isolés du reste du monde. Ce crime présumé qui daterait du mois d’août provoque la consternation des ONG et notamment celle de Survival International, l’organisation consacrée à la défense des peuples autochtones du monde entier. Euronews s’est entretenue avec l’une de ses membres. “_Des preuves ont été recueillies et notamment un enregistrement audio dans lequel on entend les mineurs se vanter d’avoir été en contact avec des indigènes au niveau du fleuve de Jandiatuba, explique Carla de Lello Lorenzi. Ils auraient tué 10 personnes dont des femmes et des enfants. Après avoir découpé leurs corps, ils les auraient jetés dans le fleuve pour qu’on ne les retrouve pas. Ces territoires sont très riches en terme de biodiversité et en minerais. Réduire la protection accordée jusque-là aux indigènes permet de faire du business et c’est très rentable pour les entreprises privées. Mais aussi pour certaines personnes qui font partie du gouvernement et qui ont des intérêts privés dans ces régions. Les députés ruralistes, très représentés aux Congrès, jouent un rôle dans tout ça. Michel Temer est proche d’eux. Ces députés sont anti-indigènes : ils veulent exploiter leurs terres et leurs ressources. Comme président, Michel Temer est très opposé aux indigènes. Ces derniers mois, des lois préjudiciables aux peuples autochtones ont été prises, des autorisations légales ont été délivrées aux entreprises d’extraction minière dans la région, et les budgets de la Fondation nationale de l’Indien ont été réduits._” Si ce massacre venait à être confirmé, il pourrait marquer l’extermination de tout un groupe indigène, de sa culture et de son histoire.  

Qui est Igor Setchine, l'homme qui murmure à l'oreille de Poutine?

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Igor Setchine, PDG de Rosneft 


En quelques années, ce stratège a fait de l’obscur Rosneft un géant du pétrole. A six mois des élections, le PDG est le maillon fort du président russe.

Avec ses cheveux courts, sa mâchoire carrée, son regard impassible, il a l’allure classique de l’oligarque dominateur. Igor Setchine est en vérité beaucoup plus que ça. PDG du pétrolier russe Rosneft, vice-Premier ministre de l’Energie, ce proche parmi les proches de Vladimir Poutine est au coeur de tous les secrets du régime, à l’intersection de la politique et de la technostructure militaro-industrielle. Ses vingt-cinq ans de proximité avec le maître du Kremlin font de cet homme discret et intriguant un personnage redouté. Le Premier ministre Dmitri Medvedev et tous les libéraux le fuient comme la peste. Dans le clan des « siloviki », ces officiers issus du service de sécurité, Setchine fait partie des durs. L’oligarque Vladimir Evtouchenkov, propriétaire du groupe pétrolier Bachneft, a rechigné à lui vendre son entreprise. Il s’est retrouvé en résidence surveillée pendant un an et vient d’être condamné à payer une amende de 1,9 milliard d’euros en raison de la réorganisation qu’il aurait menée avant que sa compagnie ne passe sous le contrôle de Rosneft. L’affaire a fait une autre victime, Alexeï Oulioukaïev, ministre de l’Economie en exercice. En novembre 2016, ce dernier fut inculpé et limogé pour avoir, selon les services d’enquête, exigé de Setchine le versement de 2 millions de dollars en guise de reconnaissance. « Oulioukaïev a été victime d’une provocation, dit un bon connaisseur des moeurs russes. Deux millions de dollars pour soudoyer un ministre, c’est une somme ridicule, personne n’y croit. »

Spécialiste des coups tordus

Tout le monde croit en revanche au pouvoir de nuisance d’Igor Setchine. Paré d’une ribambelle de surnoms (le Richelieu russe, le Machiavel du Kremlin, Dark Vador), l’homme qui murmure à l’oreille de Poutine est coutumier des coups tordus. En 2003, il profitait de l’arrestation de Mikhaïl Khodorkovski et du dépeçage de sa compagnie Ioukos pour en récupérer les plus beaux morceaux. Dix ans plus tard, bis repetita, il reprenait pour 55 milliards de dollars à un trio d’oligarques le numéro trois du pétrole russe TNK-BP.
Aujourd’hui, Rosneft est un géant de 235.000 personnes dont la capitalisation dépasse celle de Gazprom. Avec une production quotidienne de 5,6 millions de barils, le groupe est la première compagnie pétrolière cotée devant l’américain ExxonMobil. Son PDG est un des dirigeants les plus influents de la Fédération.
Intouchable ? Poutine a récemment renouvelé sa garde rapprochée en promouvant des quadras et en poussant vers la sortie quelques-uns de ses vieux compagnons. Il s’est cependant abstenu de s’en prendre à Setchine. Comme vice-Premier ministre, le patron de Rosneft a la haute main sur la politique énergétique de Moscou en Amérique latine. C’est aussi lui qui a mené les négociations de la commande des porte-hélicoptères français Mistral. « Il est ouvert et convivial et, parmi la bande de Saint-Pétersbourg, fait clairement partie des gens qui comptent », indique Henri Proglio, ancien PDG d’EDF. « Il est un maillon essentiel pour Poutine, indique Dominique Fache, ancien patron de Schlumberger en Russie. Setchine dirige notamment Rosneftegas, le holding qui reçoit une partie des dividendes de Rosneft, de Gazprom et du fournisseur d’électricité Interrao. » Un poste de confiance hautement stratégique.

Le pouvoir de dire niet

Totalement dévoué au maître du Kremlin, Setchine n’est cependant pas un godillot. Il sait se faire entendre. Et n’hésite pas à s’opposer à son mentor. « Il a refusé de verser à l’Etat russe les 50% de dividendes que réclamait Poutine, indique Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie à l’Institut français des relations internationales. Après un bras de fer, c’est le ratio de 35% qui a été retenu. » Setchine a aussi fait reculer Poutine sur Bachneft. Le président voulait privatiser l’entreprise mais s’est finalement rallié à l’idée de son protégé, qui était de vendre au plus offrant, c’est-à-dire à Rosneft, qui a mis près de 5 milliards de dollars sur la table. Car Setchine n’a pas peur des gros chiffres. En 2012, il avait annoncé un plan d’investissement vertigineux de 500 milliards de dollars. Le mois dernier, il est repassé à l’offensive en acquérant le groupe indien Essar Oil pour 13 milliards. Le plus gros investissement étranger jamais réalisé en Inde. Le plus gros investissement étranger jamais réalisé par la Russie.

Fils d’ouvrier

Rien ne prédestinait Igor Ivanovitch Setchine à devenir un magnat de l’or noir. Fils d’ouvrier, il n’a pas de formation d’ingénieur et ignore l’univers des hydrocarbures. Né comme Poutine à Saint-Pétersbourg, « c’était le type parfait du petit Soviétique comme on les voit dans les livres, il ne buvait pas, ne fumait pas, ne manquait jamais un cours, écoutait attentivement mais parlait peu », se souvient un de ses camarades cité par le site Slate.
A l’université, il fait du droit et se spécialise dans les langues, notamment le français, l’espagnol, le portugais - qu’il parle à la perfection - et le japonais. La panoplie du parfait espion ? Son profil intéresse le renseignement militaire soviétique, qui l’envoie comme interprète au Mozambique et en Angola. De cet épisode de sa vie, on sait peu de chose. Les rumeurs disent qu’il a frayé avec le sulfureux marchand d’armes Victor Bout. A la fin des années 1980, il retourne en URSS, passe un doctorat d’économie et enseigne à l’université. En 1990, lors d’un voyage à Rio, il rencontre Poutine, de huit ans son aîné. Derrière l’aspect passe muraille de l’ex-agent du KGB, Setchine perçoit-il le potentiel d’un futur tsar ? Il décide en tout cas de lier son destin à celui de Vladimir Vladimirovitch. « Durant les premières années de Poutine comme adjoint du maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak, il devient son homme à tout faire, indique Tatiana Kastouéva-Jean. Il gère son agenda, l’attend devant l’ascenseur, va le chercher à l’aéroport. »
En 1996, Sobtchak perd les élections. Poutine part à Moscou et emmène Setchine. Lorsque, quatre ans plus tard, il succède à Eltsine, son protégé devient le chef adjoint de l’administration présidentielle. Tous les visiteurs qui veulent un rendez-vous avec le nouveau maître du Kremlin doivent passer par lui. En 2004, Setchine est propulsé à la tête du conseil d’administration de Rosneft. Sa mission : remettre de l’ordre dans le secteur énergétique. Pour doper la productivité des compagnies, Moscou les met en concurrence. Setchine exécute la nouvelle doctrine avec zèle. Dans le gaz, il taille des croupières à Gazprom entravé par les tarifs régulés. Il rêve aujourd’hui d’utiliser les tuyaux de son rival pour approvisionner en molécules les Européens puis les Chinois. Dans le même temps, il utilise sa proximité avec le Kremlin pour obtenir des licences d’exploration. Ce qui lui permet d’accroître sa production et ses réserves. « Setchine est un opportuniste, il saisit les occasions quand elles se présentent, indique Thierry Bros, chercheur associé à The Oxford Institute for Energy Studies. Aujourd’hui, Gazprom craint beaucoup moins les sanctions de la communauté européenne que Rosneft. »

Deal maker hors pair

En interne, Setchine réveille le mammouth Rosneft. Il serre les coûts, débauche chez les concurrents, promeut des étrangers au sein des plus hautes instances, cote l’entreprise à Londres où il récolte 10 milliards de dollars en 2006. Le conseil d’administration de Rosneft n’a rien à envier à celui d’une major. On y trouve des calibres comme le PDG de BP et, très bientôt, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder. Setchine voit loin et à long terme. Il signe des accords un peu partout : aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine, au Myanmar, au Vietnam, en Norvège, en Italie, en Allemagne, où Rosneft dispose de pas moins de 12% des capacités de raffinage. « Setchine a une vraie stratégie globale, dit Pierre Fabiani, expert de l’énergie et ex-directeur de Total. C’est un joueur d’échecs extraordinaire qui a toujours plusieurs coups d’avance. »
Exemple avec l’Iran. Fort du réchauffement entre Moscou et Téhéran, Setchine s’est rapproché du régime des mollahs. Il pourrait bientôt annoncer un deal. Autre exemple avec l’Inde et le Venezuela. Deux pays éloignés qui n’ont aucun lien entre eux si ce n’est que, depuis 2014, Rosneft a versé quelque 6 milliards de dollars à Caracas pour de futurs achats de pétroles lourds. Et qu’Essar Oil, la compagnie indienne que vient de racheter Rosneft, dispose justement d’un port doté d’une raffinerie capable de traiter les hydrocarbures du Venezuela. Setchine a aussi conclu des alliances avec des grands pétroliers, comme le norvégien Statoil, l’italien ENI et l’américain ExxonMobil. Au côté de ce dernier, il a signé un méga-projet d’usine de liquéfaction de gaz dans les îles Sakhaline. Les travaux n’ont pas débuté, car Rosneft et son président sont sous le coup des sanctions américaines suite à l’intervention de Moscou en Crimée. Ces sanctions, Setchine les dénonce à longueur de discours. « Elles ont des effets inverses à ceux recherchés, disait-il il y a deux ans. Elles impactent les actionnaires étrangers, elles impactent les équipementiers, elles impactent les banques, elles impactent les fonds d’investissement qui ne peuvent plus investir dans le développement de la Russie. »
Ces sanctions impactent aussi Setchine, qui est interdit de déplacement sur le territoire américain. Un coup dur, d’autant qu’elles intervinrent concomitamment à l’effondrement des cours du baril. « Setchine a dû rembourser jusqu’à 7 milliards de dollars de dettes par trimestre, indique Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre Energie à l’Ifri. Il s’en est toutefois bien sorti en négociant d’astucieux accords de prépaiement auprès de traders suisses. » Setchine a aussi reçu un coup de pouce de la banque centrale russe, qui a fait baisser le cours du rouble.

L’homme de la stabilité

L’autre soutien est venu des partenaires étrangers. C’est avec un très sonore « mon ami » que le futur secrétaire d’Etat de Donald Trump, Rex Tillerson, alors PDG d’Exxon- Mobil, a retrouvé Setchine lors du Forum de Saint-Pétersbourg en 2015. En 2016, c’est Glencore et le fonds Qatar Investment Authority qui ont apporté 10 milliards de dollars à Rosneft pour un ticket de 19,5%, dilué depuis avec l’arrivée dans le capital du chinois CEFC.
L’ex-interprète en portugais a fait du chemin. Il est devenu un deal maker hors pair. Pour Moscou, l’entregent de Setchine et son carnet d’adresses constituent un gage de stabilité. Un atout pour les élections de mars 2018. « Son rôle auprès de Poutine s’apparente un peu à celui qu’occupait dans les années 1990 Boris Berezovsky auprès d’Eltsine », estime l’essayiste Vladimir Fédorovski. Une place de choix à la condition que le protecteur reste en place. Exilé au Royaume-Uni, Berezovsky a été retrouvé mort en mars 2013 dans sa salle de bains.
DANS LE SILLAGE DE POUTINE
1960 Naît à Saint- Pétersbourg.
1984 Diplômé en économie de l’Université de Leningrad.
1991 Secrétaire particulier de Poutine.
2000 Chef du cabinet de Poutine, député.
2004 Président du conseil de Rosneft.
2008 Vice-Premier ministre.
2012 PDG de Rosneft.
Ce qu’ils disent de lui
Henri Proglio, ex-PDG d’EDF : « Son fonctionnement avec Vladimir Poutine n’est pas toujours simple. Il y a un compromis entre eux, une sorte de pax sovietica. Igor Setchine ne touche pas aux affaires politiques. Mais dans sa gestion de Rosneft, il jouit d’une autonomie certaine vis-à-vis du Kremlin. »
Vladimir Fedorovski, essayiste, auteur du livre Poutine de A à Z (Stock) : « Il est l’homme de confiance de Vladimir Poutine, il connaît ses histoires personnelles, il tire les ficelles. Mais il ne manipule pas le président. Setchine n’est pas Raspoutine. »
Dominique Fache, ancien directeur de Schlumberger Russie : « Il parle cash, il a un humour pince-sans-rire. Il est clairement plus malin que les autres. Il sait prendre des risques tout en se gardant d’aller trop loin. »
Pierre Fabiani, ex-directeur de Total en Iran : « Ce qu’a fait Setchine est remarquable. Il a remonté Rosneft à partir d’un champ de ruines. »
Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques : « Il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette entre Poutine et Setchine. »
IL AIME
Parler cash. Son yacht Princess Olga. Vladimir Poutine. L’argent. La géopolitique. La concurrence.
IL N’AIME PAS
Dmitri Medvedev. Mikhaël Khodorkovski. Déléguer. Les sanctions européennes. Le protectionnisme américain. La presse.
1. En 2009, avec le président russe Vladimir Medvedev, lors d’un meeting sur l’énergie sur l’île de Sakhaline. Igor Setchine est incontournable sur les sujets énergétiques. 
2. En 2011, avec le président Nicolas Sarkozy, sur les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire. Le vice-Premier ministre russe a mené les négociations de la commande des porte-hélicoptères français Mistral.


3. En 2014, alors PDG de Rosneft, avec Patrick Pouyanné, nouveau PDG de Total, et les patrons du gazier Novatek et du pétrolier Lukoil, à Sotchi. A la tête de Rosneft depuis 2012, Setchine a fait de son groupe une vraie major

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4. En avril 2017, avec Ramzan Kadirov, le chef de la République de Tchétchénie, à Moscou. Setchine s’est durement opposé au Tchétchène, qui refusait de lui vendre une de ses raffineries. Il est parvenu à ses fins.





5. En juillet, avec Alexei Miller, PDG de Gazprom, à Moscou
. Miller est loin d’avoir la même influence que Setchine sur Poutine.