Un enfant qui naît dans une famille où vit déjà un chien présente un risque moins élevé de développer des phénomènes allergiques et notamment un asthme. Cette observation bien connue des médecins a trouvé son explication dans l’étude du microbiote intestinal… de la souris. En effet, lorsque des souris sont exposées à une poussière de maison qui renferme des éléments canins, leur flore intestinale s’enrichit rapidement de certaines espèces bactériennes qui modifient radicalement la réaction du système immunitaire situé dans la muqueuse. À partir de là, toute une série de messages est envoyée dans l’ensemble de l’organisme qui aboutit à une diminution significative du risque de développer une hypersensibilité allergénique.