Le président Xi Jinping a lancé dans la Région autonome hui du Ningxia une grande offensive diplomatique : faciliter les échanges avec le monde arabe et y promouvoir l’image d’une Chine tolérante vis-à-vis de l’islam.
Avec son Golden Palace, reproduction gigantesque d’une mosquée arabe, et son tout nouveau musée, le Parc de la culture hui, à Yinchuan, capitale de la Région autonome hui du Ningxia, est une étape obligée pour les délégations du Proche-Orient accueillies dans cette province longtemps pauvre et enclavée du centre de la Chine. Le parc fut d’abord destiné aux hordes de touristes chinois venues y goûter un parfum des Mille et Une Nuits. Une extension actuellement en chantier présentera des mosquées huitraditionnelles, décorées comme des temples chinois, pour honorer « les caractéristiques chinoises de l’islam local », nous dit l’un de ses responsables.
Avec ses quelque 2,4 millions de musulmans hui, le Ningxia a été investi d’une nouvelle mission dans la grande offensive diplomatique globale du président Xi Jinping : faciliter les échanges avec le monde arabe et y promouvoir l’image d’une Chine ouverte et magnanime.
Un discours devant la Ligue arabe Pour sa première visite officielle dans le monde arabe, en janvier 2016, le président Xi Jinping a, lors d’un discours phare devant la Ligue arabe, jeté les jalons d’une coopération ambitieuse, allant de l’innovation technologique au combat antiterroriste. Or, le Ningxia est bien plus « présentable » vis-à-vis de ces interlocuteurs que la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, où les nombreuses restrictions à la pratique de l’islam ont très mauvaise presse en Turquie, mais aussi dans les pays arabes.
Cette coopération sino-arabe élargie prévoit des échanges de personnalités religieuses, d’étudiants, mais aussi l’invitation, en Chine, de 1 500 membres de partis politiques du monde arabe. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été accueillis au Ningxia dans les mois qui ont suivi le discours de M. Xi. « Les locaux n’ont pas trouvé ces visiteurs du Proche-Orient étranges, mais ont ressenti une connexion avec eux, se rassemblant autour d’eux et prenant même des selfies.
Avec ses quelque 2,4 millions de musulmans hui, le Ningxia a été investi d’une nouvelle mission dans la grande offensive diplomatique globale du président Xi Jinping : faciliter les échanges avec le monde arabe et y promouvoir l’image d’une Chine ouverte et magnanime.
Un discours devant la Ligue arabe Pour sa première visite officielle dans le monde arabe, en janvier 2016, le président Xi Jinping a, lors d’un discours phare devant la Ligue arabe, jeté les jalons d’une coopération ambitieuse, allant de l’innovation technologique au combat antiterroriste. Or, le Ningxia est bien plus « présentable » vis-à-vis de ces interlocuteurs que la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, où les nombreuses restrictions à la pratique de l’islam ont très mauvaise presse en Turquie, mais aussi dans les pays arabes.
Cette coopération sino-arabe élargie prévoit des échanges de personnalités religieuses, d’étudiants, mais aussi l’invitation, en Chine, de 1 500 membres de partis politiques du monde arabe. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été accueillis au Ningxia dans les mois qui ont suivi le discours de M. Xi. « Les locaux n’ont pas trouvé ces visiteurs du Proche-Orient étranges, mais ont ressenti une connexion avec eux, se rassemblant autour d’eux et prenant même des selfies.