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vendredi 28 avril 2017

Comprendre la crise au Venezuela en dix dates

Les manifestations anti-Maduro se succèdent, avec encore 3 morts ce mercredi. Le Venezuela traverse une très sévère crise économique, sociale et politique. Dix dates pour comprendre.

Des opposants à Nicolas Maduro brûlent une effigie du président vénézuélien dans une rue de Caracas le 19 avril 2017, lors du sixième grand rassemblement organisé par l'opposition
Des opposants à Nicolas Maduro brûlent une effigie du président vénézuélien
dans une rue de Caracas le 19 avril 2017, lors du sixième grand
rassemblement organisé par l'opposition



Huit personnes ont été tuées et plus de 500 arrêtées en trois semaines, selon l'ONG Foro Penal, dans ce pays coupé en deux camps irréconciliables qui vit une crise politique, économique et sociale qui n'en finit pas. Et où l'opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, veut obtenir le départ anticipé du président socialiste, successeur d'Hugo Chavez : Nicolas Maduro.
Aujourd'hui, le Venezuela enregistre le pire taux d'inflation au monde. Entre début décembre et fin février, le pays, également ravagé par l'insécurité, a connu l'équivalent d'un taux annuel d’inflation de 932 %, d'après l'agence financière Bloomberg et son "Cafe con leche Index" ! En 2016, les prix à la consommation avaient déjà bondi de 800%, tandis que le produit intérieur brut (PIB) s'effondrait de 18,6%, selon des chiffres provisoires établis par la banque centrale que Reuters a pu se procurer.
Le président Nicolas Maduro avait lui-même admis dès janvier 2016 une situation "catastrophique". Dans ce pays de 30 millions d'habitants, où la plupart des produits sont importés, les pénuries alimentaires s'enchaînent et les produits de base sont épuisés. Sans compter l'aggravation du manque de médicaments dans les hôpitaux et d'électricité pour la consommation des Vénézuéliens.
Au début de l'année 2016, le prix du baril est descendu à son plus bas niveau depuis près de 12 ans. Mais la chute a commencé bien avant. Depuis le mois de juin 2014, la baisse est quasi-continue. Pour le Venezuela, très dépendant du pétrole, la situation est intenable : l'or noir représente près de 96% de ses exportations et les deux tiers de ses recettes.




Dix dates clés dans cette crise en cours :

14 avril 2013
Nicolas Maduro remporte les élections présidentielles de justesse, avec 50,66% des voix, face à Henrique Capriles. Venu d'un quartier type de la classe moyenne de Caracas, celui qui a étudié un an les sciences politiques à Cuba succède à Hugo Chavez. Le "comandante", alors encore officiellement dans un état de santé "stable", avait demandé, une Constitution dans la main, d'élire Maduro : "je vous le demande du fond du coeur". Le dauphin, tout juste adoubé semble alors, à 51 ans, écrasé par ce pesant héritage. Ancien chauffeur de bus puis leader syndical à la fulgurante ascension, député et président de l'Assemblée avant les Affaires étrangères, l'homme épris de divination chinoise en impose par sa silhouette de joueur de rugby. Avec sa compagne Cilia Flores, elle aussi présidente de l'Assemblée nationale entre 2006 et 2011, il fait partie des chavistes historiques. Pour l'opposition, il est "l'homme de Cuba" ou le "toutou du président". Son mandat de président socialiste de la République bolivarienne doit s'achever en 2019.

Nicolas Maduro est officiellement élu président du Venezuela au lendemain des élections du 14 avril 2013.  

Nicolas Maduro est officiellement élu président du Venezuela au lendemain des élections du 14 avril 2013.

Février 2014
Premiers rassemblements exigeant le départ de Nicolas Maduro. La répression des manifestations fait au moins 43 morts. L'association Human Rights Watch dénonce de graves atteintes aux Droits de l'Homme.

Décembre 2015
Elections législatives remportées par l'opposition. La Table de l'unité démocratique a décroché 99 sièges, soit une majorité des trois cinquièmes, contre 46 pour le Parti socialiste unifié du Venezuela du président Nicolas Maduro. Les anti-chavistes décrochent pour la première fois depuis 17 ans la majorité au Parlement.

Mai 2016
Le camp anti-Maduro annonce avoir recueilli en cinq jours 1,8 million de signatures (neuf fois plus qu'exigé par la loi) favorables au référendum pour révoquer le président socialiste Nicolas Maduro. L'opposition estime pouvoir réunir quatre millions de signatures en trois jours, ultime étape avant le référendum. Par ailleurs, au premier semestre 2016, près de 4 000 petites manifestations ont été enregistrées, essentiellement pour réclamer de la nourriture.

Juillet 2016
Des centaines de Vénézuéliennes forcent la frontière fermée depuis presque un an pour se ravitailler dans les supermarchés de Cucuta, la ville colombienne la plus proche. Des milliers de Vénézuéliens les imiteront les jours suivants, alors que Nicolas Maduro a décrété l’état d’urgence économique six mois plus tôt.

Août 2016
Les autorités électorales, le CNE (Conseil National Électoral), donnent un calendrier qui rend quasiment impossible l'organisation du référendum cette année. Le parti socialiste au pouvoir évite ainsi d'éventuelles élections anticipées. Les autorités ont déjà arrêté plusieurs leaders anti-chavistes, dont l'ancien maire de San Cristobal, Daniel Ceballos, et expulsé plusieurs correspondants de médias étrangers arrivés au Venezuela. Le CNE a prévenu que cela ne se ferait pas avant fin octobre, compromettant l'organisation du référendum en 2016.

Septembre 2016
Entre 950 000 et 1,1 million de personnes manifestent à Caracas, "la plus importante mobilisation de ces dernières décennies", selon les leaders de l'opposition. Les manifestants tambourinent sur des casseroles et d'autres ustensiles de cuisine pour clore la journée de mobilisation, à Caracas et dans d'autres villes du pays.




Les motifs pour descendre dans les rues ne manquent pas : le mécontentement populaire est à son comble, nourri par l'inflation vertigineuse, sans oublier la pénurie d'aliments et de médicaments. Huit Vénézuéliens sur dix veulent changer de gouvernement, selon une récente étude de Datanalisis détaillée par son président Luis Vicente Leon.

Octobre 2016
La deuxième étape du processus de référendum révocatoire est suspendue par le Conseil national électoral. Il met en avant des fraudes dans les signatures de la première étape du processus. Le Parlement dénonce un coup d’Etat et adopte le 25 octobre l’ouverture d’un procès en destitution contre le président, qualifiée par ce dernier de "putsch parlementaire". Le pays est au bord de l'affrontement général avec de nouvelles manifestations et une grève générale le 28 octobre partiellement suivie.

10 janvier 2017
Date limite pour la tenue d'un référendum révocatoire et ainsi provoquer des élections anticipées. En jeu : un possible changement de modèle après 18 ans de socialisme. Mais les autorités électorales ont décidé de "reporter le processus jusqu'à nouvel ordre", raconte Julien Gonzalez, pour RFI. L'opposition dénonce un CNE aux ordres du pouvoir, alors qu'en un an, presque toutes les décisions votées par les députés et l'Assemblée d'opposition ont été invalidées par le Tribunal Suprême de Justice.

Avril 2017
L'opposition organise le 18 de nouvelles grandes manifestations contre Nicolas Maduro, dans la capitale et de nombreuses autres villes. Le pouvoir réplique en mobilisant sa milice bolivarienne. Explications de Paula Vasquez, chargée de recherches au CNRS, spécialiste du Venezuela, et invitée du journal de 22h de Stanislas Vasak du 18 avril :

Le 19 avril, après le rassemblement de centaines de milliers de personnes dans tout le pays, on dénombre trois personnes tuées et une trentaine arrêtées.

Opposante à Nicolas Maduro qui fait face à un véhicule blindé anti émeutes, le 19 avril 2017 à Caracas

Opposante à Nicolas Maduro qui fait face à un véhicule blindé anti émeutes, le 19 avril 2017 à Caracas


Avant ces drames, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, affirme que le gouvernement vénézuélien "viole sa propre constitution et n'autorise pas l'opposition à faire entendre sa voix". Alors que la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, rétorque sur Twitter que "Le monde et le Venezuela sont profondément préoccupés par les récentes bombes lancées par les Etats-Unis sur la Syrie et l'Afghanistan". L'Union européenne condamne ensuite des violences "très regrettables" et appelle à une "désescalade" pour "stopper la détérioration de la situation". Et Jean-Luc Mélenchon demande aux autorités de relâcher deux journalistes français partis faire un reportage pour l'agence Capa et emprisonnés depuis le 11 avril.