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vendredi 14 octobre 2016

Ukraine : comprendre les origines de la crise en cinq minutes







La vague de manifestations qui secoue l'Ukraine depuis novembre 2013 a conduit à la destitution le 22 février du président Viktor Ianoukovitch. Cette crise est le symbole d'un clivage au sein de la population ukrainienne. Mais d'où ce tiraillement vient-il ?

Un manifestant se prépare à lancer une brique lors d'affrontements avec la police à Kiev.

L'Ukraine est secouée depuis plusieurs mois par une crise politique impliquant sa voisine, la Russie. En mars, la Crimée a été rattachée à la Russie après un référendum controversé qui fait suite à des mois de violentes manifestations dans les grandes villes ukrainiennes. De nouveaux troubles dans l'est de l'Ukraine font désormais craindre un scénario semblable. Décryptage.
1. Pourquoi la crise?
Le 21 novembre dernier, le président Viktor Ianoukovitch annonce qu'il refuse de signer l'accord d'association avec l'Union européenne (UE), en préparation depuis trois ans, à la suite des pressions de la Russie.
Des milliers de citoyens descendent dans la rue pour protester contre la volte-face des autorités et occupent la place de l'Indépendance, où ils ont érigé des barricades et affronté à plusieurs reprises les forces de l'ordre. Ils demandent au président de tenir son engagement.
Baptisé EuroMaïdan, ce mouvement de contestation débouche finalement sur la destitution le 22 février du président Ianoukovitch, après une dernière flambée de violence qui a fait plus de 80 morts. 
La décision du président de dire non à l'UE a été perçue comme une tentative pour ramener le pays dans le giron de la Russie, de laquelle une partie des Ukrainiens tentent de se distancer. D'autres ont aussi voulu se débarrasser d'un président sur qui pesaient des soupçons de népotisme et de corruption.
En mars, la crise s'aggrave. La Crimée, région russophone de l'Ukraine, est rattachée à la Russie après l'intervention de groupes armés non identifiés (des militaires russes, selon les observateurs) et un référendum jugé illégitime par l'Occident.
Quelques semaines plus tard, une offensive coordonnée de forces prorusses pour prendre le contrôle des institutions de plusieurs localités de l'est de l'Ukraine fait craindre une intervention directe de Moscou, qui a massé jusqu'à 40 000 hommes à la frontière.
2. Qui sont les différents acteurs?
Parmi les manifestants d'EuroMaïdan, on trouvait beaucoup de jeunes, d'étudiants, de membres des classes moyennes et supérieures, des anciens de la révolution orange et des membres des partis d'opposition. Ce sont surtout des habitants des grandes villes et de l'ouest du pays, pro-occidental.
Au fil des jours, certains opposants se sont radicalisés. Les militants de l'organisation d'extrême droite Praviy Sektor (Secteur droite), armés de casques et de boucliers, ont mené l'offensive contre les forces de l'ordre. On retrouvait également derrière les barricades les anciens combattants de la guerre soviétique en Afghanistan.
À l'opposé, les Ukrainiens de l'est du pays sont plus proches de la Russie, culturellement et linguistiquement. Certains réclament la tenue de référendums d'autodétermination à l'image de ce qui s'est passé en Crimée, qui a voté le 16 mars pour son rattachement à la Russie.
De son côté, la Russie revendique son droit à défendre les russophones d'Ukraine d'éventuelles persécutions, tout en menaçant de suspendre les livraisons de gaz naturel vers l'Ukraine et de diminuer l'importation de produits ukrainiens. Les conséquences de ces sanctions se feraient sentir plus fortement dans l'est, où se trouvent les principales industries.
3. Quelles sont les réactions?
Sur le front diplomatique, c'est le dialogue de sourds. Les Occidentaux accusent Moscou de mettre de l'huile sur le feu, tandis que Moscou rejette la responsabilité sur Kiev et blâme l'Occident pour l'escalade de violence.
En avril, les chefs de la diplomatie ukrainienne, russe, américaine et européenne se sont réunis à Genève pour tenter de trouver une sortie de crise. Ils se sont entendus sur une série de mesures pour que « toutes les parties » s'abstiennent « d'actions violentes, d'actes d'intimidation ou d'actions provocatrices ».
Le gouvernement canadien considère que la Russie occupe illégalement l'Ukraine et viole sa souveraineté et son intégrité territoriale. Selon le premier ministre Stephen Harper, les récents événements dans l'est de l'Ukraine sont « strictement le travail de provocateurs russes envoyés par le régime de Poutine ».
Le Canada, l'Union européenne et les États-Unis menacent de durcir leurs sanctions économiques contre la Russie en cas de poursuite de l'escalade dans l'est de l'Ukraine.
4. Y a-t-il eu une deuxième révolution orange?
Oui et non. En novembre 2004, les manifestants protestaient contre des élections truquées. Ils soutenaient que Viktor Ianoukovitch, le candidat prorusse et dauphin du président sortant, Leonid Koutchma, avait remporté le deuxième tour des présidentielles par la fraude. Après deux semaines de mobilisation, ils ont réussi à obtenir l'annulation du scrutin et l'organisation d'une nouvelle élection, qui a donné la victoire au candidat pro-occidental, Viktor Iouchtchenko.
Mais déjà, la fracture entre l'ouest et l'est du pays était évidente. L'Ouest soutenait Viktor Iouchtchenko, l'Est, Viktor Ianoukovitch.
Les États-Unis et l'Union européenne appuyaient M. Iouchtchenko, alors que la Russie a mis tout son poids pour aider Viktor Ianoukovitch à remporter les élections. Le président russe, Vladimir Poutine, a fait deux voyages en Ukraine pour lui donner son appui.
Après ce deuxième scrutin, les luttes de pouvoir entre M. Iouchtchenko et sa première ministre, Ioulia Timochenko, l'égérie de la révolution orange, ont empêché le gouvernement de fonctionner et ont conduit à des crises politiques à répétition.
Lors des élections présidentielles de 2010, Viktor Iouchtchenko a été battu à plate couture par le protégé de Moscou, Viktor Ianoukovitch. Par la suite, Mme Timochenko, arrivée deuxième au scrutin présidentiel, a été arrêtée et condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir.
Pour l'UE, sa libération était un des préalables à tout accord avec l'Ukraine. Ioulia Timochenko a finalement été libérée le 22 février, journée de la destitution du président Ianoukovitch.
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