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mercredi 9 novembre 2016

Dix choses à ne jamais faire quand on est marié

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1. NE PRENEZ PAS TOUT CE QUE FAIT VOTRE CONJOINT COMME ALLANT DE SOI
Le mariage est probablement le programme de formation le plus ardu et le plus efficace en vue de développer notre caractère. La plupart des rencontres que nous avons avec notre conjoint nous donnent l'occasion d'exercer notre maîtrise de soi, notre gentillesse et notre sens du respect.
A certains moments, par exemple, vous pouvez être confronté au choix de vous emporter ou d'exprimer votre ressentiment. A d'autres, le choix peut se porter entre vous montrer indifférent ou exprimer votre gratitude.
L'injonction "ne prenez pas tout ce que fait votre conjoint comme allant de soi" est unique parmi ces dix conseils. Car le seul moyen de l'accomplir est d'effectuer un acte positif ayant pour but de témoigner votre appréciation. Soit vous considérez tout ce que fait votre conjoint comme étant naturel, soit vous reconnaissez sa gentillesse. Il n'y a pas de solution alternative. C'est aussi le meilleur moyen pour vaincre votre égoïsme.
Afin d'atteindre le stade où vous ressentirez un désir réel d'exprimer votre appréciation, vous devez supprimer trois attitudes négatives - le sentiment que les choses vous sont dues, vos attentes irréalistes et votre amnésie consciente.
Le sentiment que les choses vous sont dues, est l'impression que vous avez quand l'autre fait quelque chose que vous pensez mériter, vous ne prenez donc même pas la peine de le remercier. Dans le même ordre d'idées, vous retrouverez aussi l'attitude que, lorsque vous vous attendez à quelque chose, l'autre est obligé de le faire. Vos droits et vos attentes font que dans votre rapport à l'autre, vous le considérez comme une extension de vous-même ; d'une manière similaire à la relation que le nourrisson entretient avec le sein de sa mère.
L'amnésie consciente ou l'indifférence est l'art d'ignorer ou d'oublier ce qui est évident. Vous refusez de prêter attention aux actes de gentillesse, petits ou grands, que votre conjoint accomplit pour vous. Il me semble que quand une personne pense que tout lui est dû, elle arrive ensuite à un état d'amnésie consciente.
Si vous désirez savoir si vous prenez tout ce que votre conjoint fait comme allant de soi, répondez aux questions suivantes :
Etes-vous aussi poli, gentil et attentionné envers votre conjoint que vous l'êtes envers une connaissance ou un collègue ? Pour la plupart d'entre nous, la réponse est non.
D'autre part, comment vous sentiriez-vous si votre conjoint vous traitait de manière impolie, ignorait vos marques d'attention ou manquait de considération à vos besoins ?
Avant de répondre, rappelez-vous les paroles de Hillel le Sage : " Ce qui t'est détestable, ne le fais pas à autrui " .
Exercice :
1. Enumérez tout ce que votre conjoint fait pour vous - de petit ou de grand.
Essayez d'inclure la moindre chose, depuis la tasse de café qu'il vous prépare le matin jusqu'à la manière experte dont il gère les dépenses du ménage.
2. Posez-vous ensuite cette question : " Est-ce que vous lui témoignez votre appréciation pour toutes ces choses ? Si oui, de quelle manière ? "
Vous découvrirez probablement que la plupart du temps vous ne lui témoignez jamais votre gratitude.

3. Engagez-vous à essayer d'exprimer votre gratitude pendant une semaine entière et constatez la différence. Vous pouvez également envisager d'écrire une lettre de remerciements à votre conjoint.

2. N'ESSAYEZ PAS DE LIRE SES PENSEES
N'imaginez pas connaître les pensées ou les sentiments de votre conjoint. Il y a de fortes chances que vous vous trompiez et de fausses présomptions sont souvent la cause de conflits inutiles.
Imaginez la situation suivante :
Vous entrez dans le salon et votre mari est assis sur son fauteuil préféré en train de fixer le mur. Ses lèvres sont fermées, ses mâchoires serrées.
Votre réaction immédiate est la frayeur :
" Qu'ai-je fait ? Pourquoi est-il tellement en colère contre moi ? "
Vous l'interpellez prudemment, en vous attendant à ce qu'il déverse toute sa colère sur vous :
" Que se passe-t-il, David ? "
David se tourne lentement vers vous.
Son regard tendu et courroucé s'estompe graduellement, puis il annonce tristement :
" J'ai été renvoyé. "
Vous soupirez presque :
" D.ieu merci ! Au moins, ce n'était pas de ma faute. "
Dans ce cas de figure, la femme a pu vérifier ses présomptions et découvrir que son mari n'était pas en colère contre elle. Mais, bien souvent cela se produit sans que nous ayons la possibilité de contrôler la justesse de nos présomptions. Nous continuons donc à les croire.
Il arrive souvent que ces fausses présomptions, illusions ou fantaisies, soient mises à jour au cours d'une thérapie de couple. Les deux conjoints découvrent alors qu'elles étaient totalement ou partiellement fausses. Par exemple, le mari critique et coléreux qui était supposé détester sa femme, se révèle être en fait un homme manquant d'assurance, convaincu que sa femme ne l'aime pas. Ou bien, comme dans un cas que je connais, la femme distante et rebutante se révèle être en fait une femme très triste, affligée par la perte de sa mère.
Ne présumez pas, vérifiez !
Exercice :
Prenez un morceau de papier et sans trop réfléchir, complétez la phrase suivante :
" Je présume que mon conjoint pense ou ressent....... à mon égard. "
Après avoir établi votre liste, efforcez-vous de vérifier vos assomptions.
D'après moi, vous découvrirez que la plupart d'entre elles sont fausses. Toutefois, il est possible que votre conjoint reconnaisse la validité de certaines d'entre elles. Ce qui risque d'être douloureux, mais il vaut mieux avoir affaire à des certitudes qu'à des faits invérifiés. Au moins, maintenant vous savez ce que vous devez faire pour arranger les choses.

3. NE LE BLAMEZ PAS
Comme il est facile de dire : " C'est de ta faute. Tu m'as poussé à le faire. C'est à cause de toi si les choses vont tellement mal entre nous. Tu es la raison de mon malheur. "
Et comme il est difficile de se regarder en face et de se poser la question :
" Quelle est ma part de responsabilité dans cette dispute ? "
Blâmer l'autre est une façon de se déposséder de tous pouvoirs. Quand je blâme ma femme, je déclare essentiellement qu'elle contrôle mes sentiments et ma conduite. Ma relation avec elle est similaire à celle du chien de Pavlov - quand la cloche sonne, le chien salive. Si ma femme oublie de me dire bonjour, j'explose.
Quand nous faisons des reproches à notre conjoint, nous lui ôtons la possibilité de réfléchir sérieusement à nos paroles et de nous répondre de manière posée. Au lieu d'exprimer notre grief et nos sentiments, nous l'accusons et le menaçons, ce qui ne peut que l'inviter à une réponse du même ordre. Le résultat est soit une escarmouche, soit une véritable déclaration de guerre, et, comme nous finissons par le comprendre douloureusement : " en amour comme à la guerre ", or le mariage, c'est un peu les deux.
Quel est donc l'antidote au blâme ?
La réponse est simple : Endossez la responsabilité de vos actions. Cela est un véritable challenge. Il est difficile de renoncer au sentiment d'avoir toujours raison. Il est difficile de renoncer au désir de forcer l'autre à reconnaître ses torts.
Je vais vous faire part d'une vérité : " Avoir raison dans une relation n'est qu'un lot de consolation. " Si vous gagnez, c'est votre relation qui en pâtit. Si vous voulez que votre mariage l'emporte, vous devez essayer de considérer honnêtement votre part de responsabilité dans le développement d'un conflit. Posez-vous cette question : " Dans quelle mesure est-ce que mon attitude génère l'éloignement et la peine ? "
Exercice :
1. Dressez une liste de toutes les occasions où vous blâmez votre conjoint.
Par exemple : " C'est de ta faute si la maison est toujours en désordre " ou " A cause de toi, Sarah a de mauvaises fréquentations. Tout ça parce que tu ne passes pas assez de temps avec elle. "
2. N'ayez aucune indulgence envers vous-même et évaluez votre part de responsabilité dans chacun de ces problèmes.
3. Puis, cherchez des alternatives.
Dans le dernier exemple, la femme pourrait envisager de dire :
" Je suis inquiète que Sarah ait de mauvaises fréquentations. J'aimerais que nous discutions ensemble de ce qu'il faut faire. "
Il est possible qu'elle soit agréablement surprise de découvrir que quand on l'approche respectueusement, son mari comprenne qu'il doit passer plus de temps avec sa fille.
4. N'INTERPRETEZ JAMAIS LES CHOSES
Pensez à ce que vous ressentiriez si votre conjoint vous disait :
" A présent, je comprends pourquoi tu es tellement critique. Tu es exactement comme ton père. Je suis sûre qu'il était encore plus critique avec toi que tu l'es avec moi. "
Considéreriez-vous cette " analyse " de votre caractère comme utile et comme un apport à votre connaissance de vous-même et à votre développement personnel ?
Je pense que la réponse va de soi. Ces paroles semblent peut-être contenir une information perspicace, mais elles ne sont en fait que des ressentiments déguisés, sous-couvert d'intérêt objectif. Il est possible que vous pensiez comprendre les motivations profondes de votre conjoint et les nuances subtiles de son comportement. Il est également possible que vous pensiez vous montrer objectif et serviable en interprétant son comportement, mais en réalité, il est impossible à une personne profondément engagée dans une relation de maintenir une distance professionnelle. La plupart du temps, nos interprétations ont pour motivation notre intérêt personnel et notre désir de changer notre conjoint.
Vous êtes peut-être comme moi. Je ne souhaite pas que ma femme interprète mes pensées et mes sentiments. Je veux qu'elle m'écoute. Je veux qu'elle me comprenne. Je veux qu'elle me réponde comme le ferait une amie, une personne qui se soucie de moi. Je veux qu'elle m'aide à mieux me comprendre, en me renvoyant ce que je dis et en identifiant les sentiments que j'exprime.
C'est pourquoi, afin d'éviter d'interpréter, permettez-moi de vous suggérer les deux antidotes suivants :
Premièrement, déterminez clairement quels sont vos ressentiments et faites attention de ne pas les laisser transparaître lorsque vous analysez le comportement de votre conjoint.
Deuxièmement, écoutez-le de manière franche et aimante.
Exercice :
La prochaine fois que votre conjoint vous parle, faites de véritables efforts pour essayer de le comprendre. Pratiquez une écoute active, c'est à dire montrez-lui que vous l'écoutez. Ce qui peut être fait en maintenant un contact visuel avec lui, en lui tenant la main ou en le prenant dans vos bras.
Ponctuez votre écoute de phrases encourageantes qui prouvent que vous comprenez ce qu'il ressent. Vous pouvez par exemple lui dire:
" Je comprends ta colère envers ton patron. Si j'étais toi, je serais vraiment furieuse. "

5. NE DITES PAS OUI QUAND VOUS PENSEZ NON
Nous avons souvent peur de dire non à notre conjoint. Peut-être avons-nous peur qu'elle se fâche, ou bien que si vous lui dîtes " Je suis désolé, je ne veux pas faire ça ", il sera déçu et vous commencerez à vous sentir coupable.
Alors, au lieu de vous mettre en avant et de dire ce que vous voulez, vous finissez par faire le contraire et par en éprouver de la rancœur. Le problème en disant oui quand vous voulez dire non, est que vous cessez d'être sincère dans votre relation. Or, il ne peut y avoir d'intimité dans une relation sans honnêteté.
Devenir altruiste et donner, ne signifie pas nécessairement que vous devez sacrifier vos sentiments, vos envies et vos besoins, afin de satisfaire votre conjoint. Si vous le faites, vous risquez très fort d'en éprouver du ressentiment ou de vous écarter de lui.
En exprimant vos sentiments et vos désirs, vous lui permettez d'apprendre à vous connaître véritablement, au lieu de quelque version illusoire de ce que, selon vous, il désire vraiment.
Ce même Hillel, que j'ai cité précédemment, dit quelque chose de très pertinent et de très profond : " Si je ne suis pas pour moi, qui suis-je ? Et si je suis pour moi seul, que suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? "
Il est possible qu'en commençant à dire non quand vous voulez dire non, vous direz oui quand vous voulez dire oui, et votre conjoint se sentira plus en sécurité en voyant qu'il peut se reposer sur votre parole.
Il est toutefois plus probable que votre changement de comportement se révèle tout d'abord déstabilisant pour votre conjoint. Rappelez-vous qu'il n'est pas habitué à la sincérité de votre part. Il peut être douloureusement surpris d'apprendre que vos oui n'étaient en fait pas tous des oui.
Il est important de savoir que chaque fois que vous changez les règles du jeu dans une relation, il risque d'y avoir des conflits. C'est normal. Le conflit est souvent nécessaire pour qu'une relation progresse. Grâce au conflit, deux personnes peuvent développer une compréhension plus profonde l'une de l'autre et forger un lien plus solide.
Si vous avez déjà une relation solide avec votre conjoint, en vous engageant à être honnête, vous ne pouvez qu'approfondir votre relation.
Sinon, je vous recommande de procéder avec précaution. Avant de vous montrer totalement honnête, essayez d'évaluer ce que sera la réaction de votre conjoint. Certains couples auront peut-être besoin des conseils d'un professionnel pour les aider à passer cette transition d'une relation fondée sur la recherche de l'approbation de l'autre à une relation fondée sur la sincérité.
Le processus permettant d'atteindre un niveau d'honnêteté plus profond est souvent chaotique, mais si vous y parvenez, cela en vaut la peine.
Exercice :
1. Ecrivez ce qui suit sur un morceau de papier en le complétant :
" J'ai peur de dire ........ à mon conjoint. "
Rédigez votre liste par ordre de priorités, en commençant par les choses qui vous sont les plus faciles à révéler et en terminant par les plus difficiles.
2. Imaginez que vous abordez votre conjoint pour lui dire la vérité.
Comment vous sentez-vous à cet instant ? Essayez de respirer lentement et dîtes-vous calmement de vous détendre.
3. Dès que vous êtes capable d'envisager une telle conversation avec votre conjoint, prenez le risque de l'avoir réellement. Commencez par le plus facile sur votre liste et poursuivez.

6. N'UTILISEZ PAS LE SILENCE COMME UNE ARME
Le silence est une arme fatale. Il est bien meilleur pour un couple de s'engager dans une dispute verbale non-violente, au cours de laquelle ils peuvent au moins dire ce qui les dérange, plutôt que d'avoir recours à un silence glacial qui leur permet seulement d'imaginer tous les modes d'expression variés de leur colère.
Le silence est une forme de bannissement émotionnel. Nous punissons notre conjoint en le retranchant et en refusant de reconnaître son existence. Un silence courroucé communique le message que mon conjoint est le seul responsable et que s'il souhaite poursuivre tout contact avec moi, il devra s'excuser et me demander pardon. C'est une puissante forme de contrôle et de manipulation qui n'a aucune place au sein du mariage.
C'est pourquoi, afin de résoudre un conflit de manière efficace, vous devez apprendre comment exprimer votre ressentiment de manière audible, compréhensible et décidée. Cet outil est de la plus grande importance pour votre mariage ; sans lui, des problèmes insignifiants deviennent souvent des cataclysmes.
Comment apprendre à formuler ces choses qui sont si difficiles à dire ?
Et comment les dire à un conjoint susceptible de se fâcher ?
Il n'existe pas de réponses simples à ces questions. Et comme pour l'injonction précédente, " Ne dites pas oui quand vous pensez non ", vous pouvez avoir besoin de recourir à l'aide d'un professionnel pour apprendre à résoudre vos difficultés relationnelles. Toutefois, avant que vous ne preniez cette décision, essayez les exercices suivants pour vous aider à exprimer votre colère.
Exercice :
1. Dressez la liste de vos ressentiments de la façon suivante :
" Je t'en veux pour ... "
2. Ecrivez une lettre à votre conjoint sur ce qui vous dérange. Essayez de commencer de manière positive et aimante. Faîtes bien attention de ne pas l'accuser ou de lui faire des reproches. Si vous connaissez votre part de responsabilité dans ces problèmes, dites-le lui. Votre conjoint sera bien plus disposé à reconnaître la sienne s'il voit que vous faîtes la même chose. Voici un exemple de lettre possible :
Cher David,
J'éprouve un réel besoin de parler de notre couple. Je t'aime et je désire que notre mariage dure. Ce que je m'apprête à te dire peut te causer de la peine, mais ce n'est pas mon intention. Je désire surtout que nous soyons plus proches l'un de l'autre, mais pour cela, il faut d'abord que je te confie certaines choses. S'il te plaît, réfléchis à ce que je t'écris et essaie de ne pas réagir avec colère.
C'est difficile pour moi, mais voilà ce qui me tracasse....
Nous savons tous que la colère est une émotion puissante qui peut détruire un mariage. Apprendre à maîtriser vos sentiments négatifs est donc un élément essentiel pour créer une bonne relation. La première étape pour contrôler votre colère, plutôt que de la laisser vous contrôler, est de déterminer ce qui vous fâche et de l'exprimer avant d'atteindre le niveau de crise.
Si vous parvenez à éliminer ces trois obstacles à une bonne communication, vous aurez fait un pas de géant pour la création d'un mariage réussi.

7. NE JOUEZ PAS LA COMEDIE POUR ATTIRER L'ATTENTION
Jouer la comédie, c'est exprimer de manière indirecte ses sentiments et ses émotions par un certain comportement. Par exemple, quand une adolescente échoue à l'école, se drogue ou boit, c'est peut être sa manière d'exprimer sa colère à l'égard de ses parents. Elle a peur d'exprimer ses véritables sentiments, elle a donc recours à des comportements suscitant l'attention qui alarmeront et énerveront ses parents. Jouer la comédie, aussi étonnant que cela puisse paraître, est en réalité une tentative inconsciente et maladroite pour rétablir une relation.
Au sein du mariage, l'un des conjoints peut chercher à attirer l'attention en provoquant du désordre, en se montrant renfermé ou bien violent, en tombant dans la dépression, en se montrant irresponsable avec l'argent ou même en tentant de se suicider.
Il n'existe pas de limites aux différentes façons qui peuvent être employées pour dire " Je suis vraiment en colère contre toi ".
L'une des formes de comédie la plus courante est la passivité agressive. Parmi les exemples de passivité agressive les plus typiques, nous trouvons : promettre de faire quelque chose mais ne pas le faire, laisser ses habits éparpillés à travers la chambre, se montrer irresponsable avec l'argent, jouer à la victime et montrer son désintérêt pour toute relation intime.
Quel est donc le remède face à un tel comportement ?
La réponse, et ce n'est pas surprenant, est de communiquer de manière directe - d'apprendre à exprimer à votre conjoint ce que vous avez sur le cœur.
Un comportement qui attire l'attention, masque le problème réel et focalise toute l'attention du couple.
Pour exercer votre capacité à la communication directe, essayez l'exercice suivant.
Exercice :
1. Choisissez un endroit calme et agréable où vous ne serez pas dérangé au cours de la prochaine demie heure.
2. Fermez les yeux et respirez profondément et sans effort. Concentrez-vous sur votre respiration. Observez votre souffle de manière détendue, alors que vous inspirez et que vous expirez.
3. Après quelques minutes, posez-vous cette question : " Qu'ai-je fait qui dérange mon conjoint ? " Il peut s'agir par exemple du désordre que vous laissez derrière vous ; de la façon dont vous dépensez l'argent ou de votre retard systématique. Soyez honnête avec vous-même.
4. Une fois que vous avez pris conscience de ces comportements, inscrivez-les. Interrogez-vous pour savoir si vous souhaitez continuer à employer ces moyens pour exprimer vos sentiments. Si votre réponse est " non ", posez-vous la question : " Quel est leur but et quelle serait la meilleure façon de communiquer les sentiments que ces comportements expriment ?
5. Ayez conscience que ce procédé risque de mettre à jour des blessures et des rancœurs profondes. Rappelez-vous que regarder la vérité en face est bien la seule façon d'améliorer votre relation. Faîtes attention de ne pas submerger votre conjoint avec tous vos sentiments négatifs.

8. NE LE RABAISSEZ PAS
Rabaisser consiste à faire une remarque dévalorisant votre conjoint. Parmi les exemples de phrases rabaissantes, on trouve : " Tu es tellement paresseux ", " Tu es irresponsable, on ne peut pas te faire confiance ", " Tu es un mauvais père et un piètre mari ".
Il est surprenant de voir à quel point nous pouvons nous montrer créatifs, quand il s'agit d'identifier les défauts de notre conjoint. Il est plus que probable que la plupart d'entre nous soient capables de compiler une liste détaillée des mauvaises habitudes, des traits de caractère inacceptables et des comportements généralement difficiles de notre conjoint.
Au cœur d'une dispute, la tentation peut être extrêmement forte d'utiliser ce genre d'informations. Essayez d'y résister. Sinon, vous pouvez être sûr que votre conjoint réagira de l'une des deux manières suivantes: soit il répondra par l'affirmative, soit il niera tout en bloc. Mais aucune de ces réactions ne résoudra votre problème, ni ne favorisera l'intimité.
Au lieu d'exprimer votre colère par des phrases commençant par " Tu ", essayer de formuler des phrases commençant par " Je ". Par exemple : " Je me mets en colère quand... ", " Je suis fâchée quand tu fais telle et telle chose... "
Et non " Tu es tellement stupide ! ", " Tu es vraiment un rustre ! ", " Tu laisses toujours du désordre partout ! ", " Tu es juste comme ta mère. Vous êtes tous les deux incompétents et désorganisés. " Son comportement ne changera certainement pas à l'énoncé de tout cela.
Par contre, il pourrait changer si vous lui dites : " Tu sais, Alain, cela me dérange que la maison ne soit pas propre. Je sais que tu es très occupé et je sais que c'est difficile pour toi, mais j'apprécierais vraiment si tu pouvais la nettoyer. "
Maintenant, je ne vous promets pas qu'il ne se montrera pas sur la défensive, mais je crois fermement qu'il sera moins agressif que si vous le critiquez pour son caractère désordonné.
Exercice :
1. Faîtes la liste de toutes les phrases " Tu " auxquelles vous pouvez penser.
2. Remplacez ces phrases " Tu " par des phrases " Je ", en commençant par :
" Je ressens x (votre sentiment) quand tu fais y (le comportement de votre conjoint). "
3. Exercez-vous à faire des phrases " Je " en présence de votre conjoint.

9. N'AYEZ PAS RECOURS A LA MENACE
Les potentiels créateur et destructeur du mariage sont énormes. Même la relation la plus aimante peut dégénérer en une lutte féroce entre deux ennemis jurés. Dans ce jeu dangereux du mariage, rien n'est plus doux que de prendre sa revanche et la seule chose qui compte est de gagner. Les menaces verbales et physiques deviennent les armes de la discorde maritale.
Le seul conseil que vous pouvez donner à un couple engagé dans une telle lutte est : demandez l'aide de professionnels ou, dans le cas de violence conjugale, cherchez immédiatement une protection.
Heureusement, la plupart d'entre nous ne sont pas les adversaires d'une bataille à ce point féroce et destructrice. Plus encore, je présume que chacun de vous cherche à créer une relation paisible et aimante. S'il en est ainsi, permettez-moi d'être assez audacieux pour offrir un avertissement sévère.
Ne menacez jamais votre conjoint, ni n'agissez en aucune façon d'une manière qui pourrait l'effrayer, l'intimider ou lui faire violence. Peu importe l'étendue de votre colère, vous devez faire la promesse suivante : " En aucune circonstance soit elle, je ne proférerai de menaces verbales ou physiques à l'encontre de mon conjoint ".
Si la notion de menace n'est pas suffisamment claire à vos yeux, permettez-moi de la définir comme étant toute parole, geste ou acte dont l'intention est de causer à son conjoint une peine physique ou émotionnelle.
Il faut savoir qu'un conjoint ayant recours à la menace est un conjoint qui a été profondément blessé et meurtri par son époux. Le seul moyen qu'il connaisse pour alléger sa souffrance est de rendre à l'autre ce que celui-ci lui a fait. Si prendre votre revanche est plus important pour vous que d'être compris, alors vous vous trouvez à deux doigts d'une crise majeure.
Si je demandais à la plupart des couples qui entretiennent une relation violente, si leur intention est véritablement de faire mal à leur conjoint, ils répondraient invariablement de la manière suivante :
" Non, mais je me mets dans un tel état quand elle ne veut pas m'écouter que j'en perds tous mes moyens " ou bien " Je ne supporte pas ce qui nous arrive, mais j'ai fait tellement d'efforts pour qu'il me comprenne et il refuse toujours de m'écouter. Alors maintenant, la seule chose dont j'ai envie, c'est de lui faire mal. "
Par peur et par frustration, certaines personnes peuvent recourir à la violence physique ou verbale, en pensant que c'est la seule façon qui leur reste pour se protéger.
Exercice :
Si vous vous sentez rempli de colère à l'égard de votre conjoint, faîtes les exercices suivants pour réduire votre colère. Toutefois, avant de commencer, je souhaite vous mettre en garde. Il pourra se révéler nécessaire pour vous et votre conjoint de recevoir une aide professionnelle afin d'apprendre à gérer des sentiments de rancune profonds. De plus, en cas de violence conjugale, la seule solution est de rechercher immédiatement une aide et un refuge.
1. Choisissez une pièce où vous ne serez pas dérangé et en utilisant votre main ou une raquette de tennis, frappez un oreiller jusqu'à ce que vous sentiez que votre rage se dissipe. Il peut vous être utile de hurler ou de crier tout en frappant l'oreiller. Je vous recommande toutefois de ne le faire que si vous êtes certain qu'aucun membre de votre famille ne vous entende.
2. Ensuite, dressez une liste de toutes les choses chez votre conjoint qui éveillent votre ressentiment. Commencez chaque phrase par : " Je t'en veux pour... "
3. Ecrivez une lettre à votre conjoint et dites-lui ce qui vous dérange. Essayez de ne pas lui faire de reproches, mais d'écrire simplement ce qui vous fait mal et de lui exprimer votre solitude et ce qu'il manque à votre relation.

10. NE TRIANGULARISEZ PAS
Sous certains aspects, un couple en conflit se comporte instinctivement comme deux nations qui entreraient en guerre. Des deux côtés, les parties en présence forment des alliances afin de renforcer leurs positions respectives. Là où la comparaison s'arrête, c'est que dans le contexte du mariage, les conjoints développent parfois ces alliances inconsciemment.
Dans une relation donnée, le conjoint qui ressent le malaise le plus profond finit par s'écarter de l'autre et recherche une tierce personne pour jouer le rôle d'allié. Dans la terminologie de la psychologie matrimoniale, ceci s'appelle la triangulation. Par exemple, une femme qui se sent seule et détachée de son mari, est susceptible de renforcer le lien qui l'unit à un ou à plusieurs de ses enfants, afin de réduire son sentiment de malheur.
Un enfant particulièrement sensible à la souffrance de l'un de ses parents, peut aussi décider de devenir " l'aide-soignant " de ce parent. Un enfant qui se trouverait dans cette position, se sent souvent déchiré et peut éprouver, jusqu'à un certain point, du ressentiment pour avoir à " materner " son parent.
Parfois, un adolescent jouant la comédie pour attirer l'attention, rééquilibrera de manière inconsciente la relation entre ses parents. C'est un peu comme si cet adolescent était doté d'un radar super sensible qui décèlerait la détresse matrimoniale de ses parents et qui répondrait en les écartant de leurs problèmes et en les dirigeant sur sa consommation de drogue ou son échec scolaire. Il n'y a pas de limites à la créativité dont les enfants peuvent faire preuve pour écarter les parents de la vérité déplaisante d'un mariage chancelant.
Mais faites attention, tant qu'il y a des triangles, il est impossible pour un couple de traiter directement la source de ses problèmes. C'est un obstacle à l'intimité et au véritable amour au sein du couple. Toutefois, il est difficile pour le conjoint en question et pour la tierce partie de rétracter leur implication l'un avec l'autre.
Le remède à la triangulation est la confiance et l'intimité. La question est : Comment un couple déchiré par la querelle, le rejet et la trahison renverse la vapeur ? S'il n'y a pas de confiance, comment développer une relation confiante ?

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